02/11/2008

02/11/08 - 17:52



Tu cognes sur le verre où miroite le ciel vide.
Tu maudis le crédule et te maudis de n'avoir jamais cru.
Tu voudrais fuir mais le sol t’en empêche, la vitre aussi.

Au silence aveugle d’une foule qui ne s’écoute pas ton sang coule sur le verre maintenant larme opaque.
Tu comprends alors que la peur t’a capturé et qu’elle te dépece.

Ton désir est tout. A présent qu’il a fui tu le sais.
Reste ton sursis dérisoire car tout n’est que décompte ensuite.
Saigne et bois ton sang.

Attends encore. Pas tout de suite.